Sélection de citations apocryphes de l’écrivain, poète et homme d’État français Victor Hugo au sujet des animaux.
Citation apocryphe
Intellectuel profondément engagé, Victor Hugo (1802-1885) est l’une des figures françaises majeures du 19e siècle. Défenseur des plus démunis, de la paix, de l’abolition de l’esclavage et de la peine de mort, il a souvent étendu sa réflexion morale au-delà de la seule condition humaine. Poète, romancier, dramaturge, journaliste et dessinateur, il mena également une importante carrière politique, siégeant successivement comme représentant du peuple 1 puis comme sénateur.
La formule « L’enfer n’existe pas pour les animaux, ils y sont déjà » lui est fréquemment attribuée. Elle figure parmi les citations les plus souvent mobilisées pour dénoncer les conditions de vie des animaux et les multiples formes de souffrance auxquelles ils peuvent être exposés : faim, peur, exploitation, violences et mise à mort.
Élu en tant que représentant de la Seine le 13 mai 1849, il était membre de l’Assemblée nationale lorsque la première loi de protection animale française, la loi Grammont, fut débattue puis adoptée, le 2 juillet 1850 2. Quelques décennies plus tard, il deviendra président d’honneur, aux côtés de Clovis Hugues, de la Ligue populaire contre la vivisection fondée en 1883 par la féministe et femme de lettres Marie Huot.
Malgré sa cohérence avec plusieurs textes de Victor Hugo condamnant la brutalité envers les animaux, cette citation ne figure ni dans ses œuvres, ni dans sa correspondance ni dans ses discours. La plus ancienne occurrence identifiée apparaît dans le « Dictionnaire horrifié de la souffrance animale » d’Alexandrine Civard-Racinais, publié en 2010. Inventaire des violences infligées aux animaux pour l’alimentation, l’habillement, l’expérimentation ou les loisirs, cet ouvrage cite la formule mais sans fournir de référence.
L’enfer n’existe pas pour les animaux, ils y sont déjà.
Victor Hugo, citation apocryphe
Notes et références
- Les parlementaires portaient alors officiellement le titre de « représentant du peuple » plutôt que celui de député.
- Bien que tout laisse à penser que Victor Hugo a voté en faveur de la loi Grammont, les archives parlementaires de l’époque ne permettent généralement pas d’identifier le vote individuel de chaque représentant pour ce type de scrutin et ne permettent donc pas de l’affirmer avec certitude.
