En 1971, des membres du groupe d’Oxford publient un recueil d’essais révolutionnaires sur les droits des animaux. Dans la recension qu’il en fait en 1973 dans la New York Review of Books, Peter Singer évoque la « libération animale » pour la première fois.
Présentation
À la suite de la publication, en 1971, de l’ouvrage collectif « Animals, Men and Morals: An Inquiry into the Maltreatment of Non-humans », auquel contribuent plusieurs membres du groupe d’Oxford, le philosophe australien Peter Singer en propose une recension dans l’édition du 5 avril 1973 de la New York Review of Books 1.
Dans cet article, Singer reprend et développe plusieurs des réflexions élaborées au sein du Groupe d’Oxford et introduit l’expression « Animal Liberation », construite par analogie avec les mouvements d’émancipation contemporains de Black Liberation, Gay Liberation et Women Liberation. Ce choix terminologique vise à inscrire la condition des animaux non humains dans le prolongement des réflexions sur les discriminations et les rapports de domination.
Cette recension contribue à faire connaître les thèses développées au sein du groupe d’Oxford à un lectorat plus large que les cercles universitaires britanniques et, deux ans plus tard, en 1975, Peter Singer reprend cette formule comme titre de son ouvrage « Animal Liberation », considéré comme l’un des textes fondateurs de l’éthique animale contemporaine.
Le mouvement de libération des Noirs, de libération des gays et toute une variété d’autres mouvements nous sont familiers. Avec la libération des femmes, certains pensaient que nous étions arrivés au bout du chemin.
Peter Singer, « Animal Liberation », The New York Review of Books, 5 avril 1973 2.
Notes et références
- The New York Review, Animal Liberation, Peter Singer, April 5, 1973 issue [archive].
- Texte original : We are familiar with Black Liberation, Gay Liberation, and a variety of other movements. With Women’s Liberation some thought we had come to the end of the road.
